lundi 4 août 2014

Kushiel, tome 1: La Marque de Jacqueline Carey


Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant. Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout... les arts du plaisir. Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes. Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque. Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action. Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.




Mon avis

Il y a un petit mois de cela, et en voyant que le genre à l'honneur cette année était la fantasy, j'ai décidé de rejoindre le groupe "1an/1genre" créé par Galleane. J'y ai vu, en plus d'un bon moyen de découvrir de nouvelles séries fantasy que je n'ai pas encore lues, une aide à la motivation excellente pour sortir certains livres de ma PAL. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce challenge, je vous l'explique brièvement : un genre est défini pour l'année, puis par votes, nous désignons les séries qui nous accompagneront pendant ces 12 mois. Une série est donc mise à l'honneur par mois. Le but étant de lire soit le premier tome de la série du mois, soit un des suivants selon notre avancée dans celle-ci.  

 La série a l'honneur au mois de Juillet était donc "Kushiel"... Et autant vous dire que ce challenge commencait fort puisque la version poche du premier tome ne compte pas moins de 959 pages ! Vu la taille du livre, j'ai préféré prendre mes précautions en embarquant ma binomette dans l'aventure. C'est donc ensemble que nous avons affronté cette lecture impressionnante, mais au final tellement captivante que je ne bénirai jamais assez ce challenge d'exister (par ce que sans lui, je ne suis pas sûre que j'aurais eu le courage de sortir ce livre de ma PAL un jour, il faut l'avouer :3).

Tout d'abord, je dois dire que j'ai été complètement séduite par la plume de Jacqueline Carey, qui je pense, n'a rien à envier à de grands noms du genre au niveau de l'écriture... Mais également au niveau de la complexité et la richesse de son univers (George R. R. Martin, prend garde à toi, les femmes sont dans la place !), et j'y reviendrai par la suite. Dès les premières lignes, j'ai été captivée par les mots de Jacqueline Carey, et c'est ce qui à fait que je ne me suis pas laissé abattre quand les premiers "obstacles" se sont présenté à moi

Parce que oui, il faut le dire, l'univers étant assez complexe (pour ne pas dire à se tirer les cheveux au départ, tant il y a de personnages), notre chère auteure prend le temps de bien poser les bases... Pendant plus de 200 pages ! Dans ces pages, on découvre toute l'histoire de Phèdre, vendue par sa mère à son plus jeune âge dans une sorte "temple" à la gloire de Naamah, la déesse de la luxure, puis rachetée par la suite par un riche "excentrique" que la moitié de la noblesse du royaume déteste alors que l'autre le vénère. Nous allons donc suivre toute son éducation, aussi varié que possible, ainsi que ses rencontres de personnages importants pour la suite des événements, et sa découverte des rouages et autres complots politiques du royaume.  Je dois dire que si j'étais admirative devant la complexité de la chose, j'ai aussi fait preuve d'impatience dans cette partie de l'histoire. J'avais envie que les choses s'accélèrent pour arriver plus rapidement aux choses sérieuses (parce qu'on sent que des choses très sérieuses se préparent...).

Dans cette partie du récit, il y a un élément dont je dois absolument vous parler : la forte présence du sexe... Personnellement, ça ne m'a pas dérangée plus que ça, mais je pense qu'avant de lire ce livre, il faut un minimum savoir à quoi s'attendre, pour ne pas être trop surpris. Les servantes de Naamah ne sont, ni plus ni mois, que des prostituées qui vendent leurs charmes pour payer leurs marques (une sorte de tatouage dans le dos). Une fois leur marque payée, elles sont libres de choisir une autre voie si elles le souhaitent (bien que ça soit assez rare puisque ce sont elles qui ont choisi la voie de Naamah). Phèdre choisissant cette voie, elle reçoit donc toute une éducation qui y est liée, mais pas que. Phèdre a une tâche rouge dans l'oeil, ce qui signifie qu'elle est marquée par le signe de Kushiel, qui est lui aussi un Dieu de la luxure. Ceux qui, comme Phèdre, portent sa marque prennent leur plaisir dans la souffrance. Pour dire les choses simplement : notre héroïne est maso. Les scènes de sexes sont donc très présentes dans ce premier tome (ainsi que dans les suivants je pense), mais je vous rassure tout de suite, si les premières scènes peuvent choquer, les suivantes sont de plus en plus abrégée ( et oui, Jacqueline est géniale comme auteure, elle sait ne pas en faire trop, tout en restant cohérente). 

Bref, après ce premier tiers du livre qui peut paraître long, les choses s'accélèrent, et tout change complètement. Le décors et l'ambiance changent du tout au tout, et on découvre que "Kushiel", c'est vraiment de la vraie bonne fantasy. J'ai du mal à trouver mes mots, mais j'ai été soufflée dès ce moment. Si vous aimez le trône de fer, il n'y aucune raison que vous n'appréciez pas cette série. Tous les ingrédients y sont pour que vous preniez votre pied : une politique complexe, des complots, des méchants machiavéliques, des peuples variés avec leurs traditions, leurs mythes et leurs histoires, des batailles sanglantes, de l'action à revendre,  et des personnages mystérieux, biens travaillés et attachants...  J'en redemanderais presque, mais je pense que je vais attendre d'avoir digéré quelque peu ce premier tome avant de foncer sur la suite avec avidité !

En plus, réjouissez vous, si vous n'avez pas envie de lire la suite après avoir lu ce premier tome, vous n'en êtes même pas obliger, parce que même si il y a une ouverture pour le tome 2, l'histoire pourrait très bien se finir comme cela, je trouve.
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En bref, si ce premier tome ne sera pas un coup de coeur à cause des quelques longueurs que j'ai pu ressentir dans la première partie de l'histoire (ou de mon impatience à arriver aux choses sérieuses, si vous préférez), elle reste une des meilleures lectures que j'ai pu faire cette année. Kushiel, c'est un roman et un univers extrêmement riche (clairement destiné à ceux qui sont fans du genre, ce n'est pas la peine de commencer la fantasy par cette série, vous risquez d'y perdre vos cheveux et de ne plus vouloir lire de livres de ce genre de toute votre vie), dont on découvre l'ampleur petit à petit. Les personnages sont très nombreux, mais on s'y retrouve. Nos héros sont biens travaillés, ils sont tous très différents, et ont des histoires ou des attitudes qui les rendent très attachants. Pour moi, Jacqueline Carey, c'est un peu George R. R. Martin au féminin, et en beaucoup moins sadique avec ses personnages (quoi que...). Les côtés politique et complots de l'histoire est magistral, je ne peux qu'être impressionnée par la maîtrise de l'auteure à ce niveau. Mais aussi par la richesse de son univers qui est époustouflant... Alors certes, certains peuvent être réticent par rapport au côté fort "sexué" de cette série, mais tout  ce que je peux vous dire, c'est que si on a l'impression que ça ne va tourner qu'autour de ça dans la première partie du tome, il n'en est rien dans la seconde, et je trouve que Jacqueline Carey a su faire le dosage parfait ! Je ressors de ce livre absolument conquise par cet univers, et je ne peux que vous le recommander ! 

2 commentaires:

cassie a dit…

coucou
j'ai également adoré Kushiel, le tome 2 partira, normalement, avec moi en vacances ;)

Anonyme a dit…

On peut trouver dans ce premier tome une certaines complexité au début mais j'ai trouvé que rien n'était dit au hasard tout au long du livre! Comme toi, j'ai beaucoup aimé ce premier opus et je suis impatiente de lire la suite:)

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